#enModeConfiance

TÉMOIGNAGES

Anaïs

Il vaut mieux être déçu que d'avoir des regrets, non ? Si ? Moi, je préfère.

L'expérience sociale

Projet d’expérience sociale -  Maison des Sciences de l’Homme x MAIF

A la MAIF, depuis 1934, nous faisons le pari de la confiance : en interne avec tous nos collaborateurs mais aussi avec nos sociétaires. En nous associant à cette expérience menée par Christophe André et une équipe de chercheurs grenoblois, nous avons souhaité démontrer scientifiquement son efficacité.

L’expérience qui vous est présentée s’est attachée à mesurer les effets de l’induction de confiance sur l’état émotionnel, les attitudes et les conduites de confiance et d’altruisme.

 

Une expérience sociale, c’est quoi ?

Une expérience sociale est une expérience menée avec des sujets humains dans le but d'étudier leurs réactions dans un contexte donné. Ces études permettent de mieux comprendre la nature humaine, les mécanismes de la pensée, mais aussi les différences culturelles.

Une des expériences les plus remarquables en psychologie sociale a été l'expérience de Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet. L'expérience a montré que la plupart des citoyens normaux américains étaient capables de suivre les ordres d'une autorité, même quand ils ont cru qu'ils causaient de la souffrance à une personne innocente. Ce qui explique vraisemblablement les événements de l'Holocauste pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Qui a mené l’expérience ?

3 spécialistes nous accompagnent dans cette aventure :

 

christophe-andre-resize905x509.jpgChristophe André, Psychiatre

 

laurent-begue.jpgLaurent Bègue, Professeur de Psychologie Sociale

 

rebecca-shankland.jpgRebecca Shankland, Maître de conférence en Psychologie

 

 

 

 

→ En savoir plus sur Les Spécialistes

 

Où s’est déroulée l’expérience ?

La Maison des Sciences de l’Homme Alpes (CNRS/UGA) est le lieu privilégié de nombreuses recherches, événements et réunions scientifique. A l’image des vingt et une autres Maisons qui tissent le réseau national des MSH, sa vocation est de promouvoir la recherche interdisciplinaire et de favoriser le déploiement d’infrastructures et d’outils de recherche à la pointe des sciences humaines et sociales. 

Implantée dans l’arc alpin, la MSH Alpes entretient des liens privilégiés avec de nombreux organismes publics ou privés. Point de convergence de perspectives disciplinaires multiples, elle œuvre à favoriser leur confrontation en se fondant sur la conviction qu’une plus-value scientifique et applicative réside dans l’articulation des sciences humaines et sociales, mais aussi dans leurs interactions avec toutes les sciences.

Dotée d’une plateforme de production et de diffusion audiovisuelle, la MSH Alpes a étendu son offre de service par le développement en 2015 de la plateforme technologique SCREEN (Service commun de Ressources pour l’Expérimentation et l’Equipement Numérique), dédiée à la recherche en sciences cognitives. Ainsi, en 2016, avec une douzaine de laboratoires dans le monde, SCREEN a été le site français impliqué dans la réplication exacte d’une publication d’économie expérimentale de la revue Nature. C'est au sein de cette plateforme qu'a été menée l'étude sur la confiance pour la MAIF.

La MSH Alpes accueille de manière permanente plusieurs équipes interdisciplinaires qui, durant une période quinquennale, développent des travaux originaux soumettant un objet de recherche à l’exigence de focales multiples. Très impliquée dans des démarches scientifiques et des recherches-action ayant une inscription territoriale, la MSH Alpes structure actuellement des réseaux de chercheurs au sein de quatre programmes :

- Réception des politiques publiques
- Alpes : sources, ressources, pratiques
- Cultures patrimoniales et stratégies numériques
- Risques ordinaires, crises extraordinaires

La MSH Alpes contribue également à la diffusion et l’animation scientifique via diverses initiatives culturelles et scientifiques tout au long de l’année, et héberge plusieurs structures et organisations (SFR Innovacs, SFR Création, Labex ITEM, Réseau Humanités numérique Fonte Gaia, Pôle éditorial de l’Université Grenoble Alpes, Observatoire territorial des conduites à risques de l’adolescent).

→ www.msh-alpes.fr

 

Comment s’est déroulée l’expérience ?

Il s’agit d’une véritable expérience scientifique menée auprès d’un groupe de personnes volontaires pour démontrer l’efficacité que produit la confiance sur leur comportement.

Cette expérience a suivi un protocole établi préalablement par des chercheurs. Elle a impliqué environ 240 participants conscients de prendre part à une étude sociale mais qui n’en connaissaient pas l’objet ni la finalité.

Cette expérience unique en France, vouée à enrichir la littérature scientifique sur le sujet de la confiance, s’est déroulée en quatre étapes.

Phase 1 : infusion de confiance ou de défiance > soit de façon subliminale, soit via la participation à un jeu économique aléatoire.

Phase 2 : mesure du niveau de confiance accordée aux autres et de l’équité > participation à un jeu économique sur ordinateur : tenant le rôle d’investisseurs, les participants sont amenés à donner une somme d’argent. Leur comportement est jugé au prisme de la phase d’infusion.

Phase 3 : mesure de l’altruisme > au sortir de la phase 2, les participants sont exposés à 2 situations permettant d’estimer leur « générosité » via la possibilité d’effectuer une donation à une association et d’apporter leur aide à une personne ennuyée croisée sur leur chemin.

Phase 4 : débriefing et post-mesures > au final, les participants témoignent de leur expérience et de leurs émotions. Une série de post-mesures est aussi réalisée afin d’enrichir les enseignements de l’étude.

→ Consulter le protocole scientifique détaillé

 

Pourquoi un jeu économique pour prouver la confiance ?

Une grande partie de l’expérience se base sur un jeu économique (principe du « trust game »). La raison est simple : une étude scientifique nécessite d’être chiffrée pour être validée. Les échanges d’argent constituent donc, dans ce cadre, l’outil de mesure des effets de la confiance.

 

Quels sont les résultats de l’étude ?

L’étude démontre le pouvoir de la confiance sur les comportements humains.

Les interactions induisant la confiance influent positivement les participants : ils sont plus enclins à faire confiance à leur tour, ils investissent davantage, ce qui augmente corollairement leur gain final. En condition de confiance, la comparaison des moyennes indiquait que les personnes en condition de confiance donnaient une somme moyenne de 6,62 euros, tandis que les personnes en condition de méfiance donnaient une somme moyenne de 2,88 euros.

Les personnes mises en confiance ont ensuite un comportement plus généreux. Elles partagent 2 fois plus leurs gains que les personnes mises en défiance. En condition de confiance, la somme reversée est à une association caritative est de 13,48 € en moyenne, contre 6,95 € en condition de méfiance.

L’investissement (confiance comportementale) augmente significativement suivant :

- le degré de liberté de décision dans le travail
- le niveau de bonheur subjectif
- le fait de croire que le monde est juste avec soi en général

La générosité augmente significativement suivant :

- l’âge et l’importance des ressources économiques
- le degré de liberté de décision dans le travail
- le niveau de confiance dans les gens en général

La confiance comportementale et la générosité sont significativement corrélées l’une à l’autre.

Le protocole n’a pas montré de résultat significatifs en situation d’exposition subliminale à la confiance ni sur la propension à venir en aide aux autres.

→ Consulter les résultats complets

REAGISSEZ !
captcha refresh